Carnet de lecture : garder une trace des livres qu’on aime

Il arrive de retrouver un livre dans sa bibliothèque et de ne plus très bien se souvenir de son histoire. On se rappelle vaguement l’avoir aimé, peut-être même beaucoup, mais les détails ont disparu. À l’inverse, certaines phrases restent en tête des années après avoir refermé un roman.

Un carnet de lecture permet de conserver un peu de tout ça. Pas seulement les titres lus ou les dates, mais aussi les impressions, les passages soulignés et les petites choses qu’on aurait probablement oubliées.

Inutile d’en faire un compte rendu après chaque livre. Quelques notes prises au bon moment peuvent suffire.

Que noter dans un carnet de lecture ?

La première difficulté, parfois, c’est de savoir quoi écrire. On ouvre un carnet tout neuf, on veut bien faire… et on finit par le refermer en se disant qu’on s’y mettra plus tard.

Pour éviter ça, mieux vaut commencer simplement. Après une lecture, quelques questions peuvent aider :

  • Qu’est-ce qui reste en tête ? Une scène, un personnage, une ambiance ou une fin inattendue.
  • Y a-t-il une phrase à garder ? Pas forcément la plus belle du livre, mais celle qui a fait écho à quelque chose.
  • Qu’est-ce qui a plu, ou moins plu ? Une impression personnelle vaut mieux qu’une critique bien construite.
  • À qui conseiller ce livre ? Ou, au contraire, pourquoi ne pas le recommander.
  • Quelle lecture donnerait envie de continuer ? Un autre titre du même auteur, un sujet à explorer ou un livre évoqué dans l’histoire.

Il n’est pas nécessaire de répondre à toutes ces questions. Parfois, un titre accompagné de deux lignes sera largement suffisant. L’idée est de garder une trace qui aura du sens lorsqu’on retombera dessus, pas de remplir des pages pour le principe.

Un carnet classique fait très bien l’affaire

Pas besoin d’un carnet spécialement conçu pour les livres. Celui qui attend déjà dans un tiroir peut parfaitement convenir.

Une page par lecture, quelques lignes à la suite, des citations recopiées au fil des chapitres… L’organisation peut évoluer avec le temps. Certains préféreront noter le titre et l’auteur en haut de chaque page ; d’autres auront simplement envie d’écrire quand quelque chose leur vient à l’esprit.

Le choix du papier compte surtout pour le plaisir de s’en servir. Des pages lignées sont pratiques pour écrire, tandis que des pages blanches laissent davantage de liberté pour mélanger notes, citations et petits dessins.

Et si le carnet commence de façon très organisée pour finir avec des notes un peu partout, ce n’est pas bien grave. Il n’a pas besoin de rester impeccable pour être utile.

Le journal de lecture, pour celles et ceux qui aiment être guidés

Il existe aussi des carnets conçus spécialement pour les lecteurs. Ils proposent des rubriques pour noter les livres terminés, conserver ses impressions ou retrouver facilement ses lectures précédentes.

Les journaux de lecture Book Club et Ladies Night de Rifle Paper Co en sont deux exemples, disponibles chez Pastel Shop. Leur format dédié permet de rassembler ses lectures dans un même carnet, avec un univers graphique qui donne envie de le garder à portée de main.

La différence avec un carnet classique tient surtout à la structure. Un journal de lecture fournit des repères ; un carnet ordinaire laisse davantage de liberté. Le bon choix dépend donc moins de la façon dont on lit que de celle dont on aime prendre des notes.

Aucun intérêt, en revanche, à acheter un carnet spécial si l’idée de remplir des rubriques donne déjà l’impression d’avoir un travail supplémentaire.

Faut-il écrire après chaque livre ?

Non, et c’est probablement ce qui rend l’habitude plus facile à conserver.

Il y aura des lectures dont on aura envie de noter chaque détail, et d’autres qu’on refermera sans ressentir le besoin d’écrire quoi que ce soit. Certaines notes tiendront en trois lignes ; d’autres prendront une page entière.

Il n’est pas non plus nécessaire de tenir son carnet à jour. Une période sans lecture, un livre oublié ou plusieurs semaines sans rien noter ne posent aucun problème. On peut reprendre quand l’envie revient, sans avoir à rattraper quoi que ce soit.

Un carnet de lecture est plus intéressant lorsqu’il accompagne les habitudes qu’on a déjà, plutôt que lorsqu’il en impose de nouvelles.

Retrouver ses anciennes lectures, quelques années plus tard

C’est là que les notes prennent une autre dimension. En feuilletant un carnet commencé quelques années auparavant, on peut redécouvrir un roman oublié, retrouver une citation ou constater qu’un livre n’a plus tout à fait le même sens aujourd’hui.

On retrouve aussi, parfois, les goûts d’une époque : les auteurs qu’on enchaînait, les sujets qui nous attiraient, les livres qu’on avait abandonnés sans regret.

Pour commencer, inutile de préparer des pages décorées ou d’attendre de trouver le carnet idéal. Le prochain livre terminé fera l’affaire. Son titre, quelques mots sur ce qu’il a laissé et une phrase à conserver : voilà déjà une première page. Et si le livre suivant ne donne rien à noter, le carnet pourra attendre 🙂

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