Quand on regarde le journaling sur Instagram ou Pinterest, il y a de quoi se décourager un peu.
Des pages impeccables, des collages parfaitement équilibrés, des écritures magnifiques, des stickers partout où il faut, du masking tape savamment posé… On pourrait presque croire qu’il faut avoir un certain talent pour se lancer.
Alors qu’en réalité, le journaling n’a rien à voir avec la perfection.
Une page peut être jolie, bien sûr. Mais elle peut aussi être bancale, remplie à moitié, faite en cinq minutes ou simplement composée de quelques mots. Et c’est peut-être justement ça qui est intéressant.
Le journaling, ce n’est pas forcément écrire tous les jours
On associe souvent le journaling au journal intime : on s’installe, on écrit sa journée, ses pensées, ses émotions… Ça peut être ça, mais pas seulement.
Votre carnet peut aussi servir à noter une idée qui vous passe par la tête, une recette que vous voulez garder, les livres que vous avez envie de lire, une liste de choses à faire, un souvenir de vacances ou simplement une phrase que vous avez envie de retenir.
Vous pouvez écrire beaucoup. Ou très peu. Il n’y a pas vraiment de règle. C’est aussi ce qui rend le journaling assez facile à adapter à sa façon de faire.
Une page peut commencer par presque rien
Pas besoin d’avoir une grande idée pour commencer.
Une date.
Une phrase.
Une liste.
Une photo.
Un ticket de cinéma.
Un morceau de papier.
Un sticker que vous aimez bien.
Et voilà. À partir de là, on peut ajouter ce qu’on a sous la main : un peu de masking tape, quelques couleurs, un dessin, une étiquette, un bout de papier découpé… Ou ne rien ajouter du tout.
Le but n’est pas de remplir une page pour qu’elle soit jolie. C’est d’avoir envie d’y revenir.
Et si vous n’êtes pas créatif ?
C’est probablement la question que l’on entend le plus lorsqu’on parle de journaling. “Oui, mais moi, je ne sais pas dessiner.” Bonne nouvelle : nous non plus, nous ne sommes pas obligés de dessiner.
Un carnet peut être rempli de mots, de listes et de petits morceaux de vie. Les stickers sont justement une façon très simple d’ajouter quelque chose à une page sans avoir besoin de sortir ses crayons et de se lancer dans une œuvre d’art. On peut en mettre un seul, ou dix. On peut les déplacer, les superposer, en coller un peu de travers… et passer à la page suivante.
Même chose avec le masking tape : une bande sur le bord d’une page, pour fixer une photo ou simplement parce qu’on aime le motif.
Il n’y a pas de mauvaise façon de faire du journaling.
Quelques idées pour commencer
Si vous avez un carnet neuf devant vous et que la première page blanche vous bloque un peu, voici quelques pistes toutes simples :
Une page “en ce moment”
Quelques choses que vous aimez, écoutez, lisez ou faites en ce moment.
Une liste de petites envies
Des livres, des films, des recettes, des endroits à découvrir… tout ce qui vous vient 🙂
Un carnet de lecture
Le titre du livre, quelques mots sur ce que vous en avez pensé, une citation, un sticker ou une petite illustration.
Une page souvenir
Une photo, un ticket, une date et quelques lignes. Pas besoin de raconter toute l’histoire.
Une page sans thème
Celle-ci est peut-être la plus facile : vous ouvrez le carnet et vous y mettez ce que vous avez envie d’y mettre aujourd’hui.
Le plus difficile, finalement, c’est peut-être de commencer
On attend souvent d’avoir le bon carnet, les bons stylos, les bons stickers et une idée suffisamment jolie pour commencer. Mais le matériel parfait n’existe pas. Et une première page n’a pas besoin d’être réussie.
Prenez un carnet que vous aimez vraiment. Écrivez quelque chose. Collez un sticker. Faites une liste. Et laissez la page suivante décider de la suite. C’est probablement ça, le journaling : un carnet qui se construit au fur et à mesure, plutôt qu’un carnet qu’il faudrait réussir.
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