Goshuincho : le carnet japonais pour collectionner les souvenirs de voyage

Si vous aimez la papeterie japonaise, vous avez peut-être déjà croisé ces jolis carnets à la reliure particulière que l’on appelle goshuincho.

À première vue, ils ressemblent à de simples carnets illustrés. Pourtant, au Japon, ils ont une histoire et une signification bien particulières. Et c’est justement ce qui les rend si fascinants.

Aujourd’hui, je vous propose de découvrir ce qu’est un goshuincho, à quoi il sert traditionnellement… et pourquoi il peut aussi trouver sa place dans votre quotidien, même sans voyager au Japon.

Qu’est-ce qu’un goshuincho ?

Le mot goshuincho désigne un carnet traditionnel japonais utilisé pour recueillir les goshuin.

Les goshuin sont des tampons accompagnés de calligraphies réalisées à la main que l’on reçoit dans les temples bouddhistes et les sanctuaires shinto au Japon.

Lorsque l’on visite un lieu sacré, on peut présenter son carnet et un moine ou un prêtre y appose :

  • un tampon rouge officiel du temple
  • une calligraphie réalisée à l’encre
  • parfois la date de la visite

Chaque page devient alors un souvenir unique de ce lieu.

Au fil du voyage, le carnet se transforme peu à peu en une collection de rencontres et de moments vécus.

Un carnet pas comme les autres

Les goshuincho ont aussi une particularité très reconnaissable : leur reliure accordéon.

Les pages ne sont pas reliées comme dans un carnet classique. Elles se déplient en une longue bande continue, un peu comme un paravent.

Cette structure a plusieurs avantages :

  • les tampons ne traversent pas les pages
  • on peut admirer plusieurs pages à la fois
  • le carnet se transforme presque en frise de souvenirs

C’est à la fois pratique et très esthétique.

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Le saviez-vous ?

Au Japon, certains voyageurs visitent les temples spécialement pour collectionner les goshuin. Chaque calligraphie étant réalisée à la main, aucun carnet n’est jamais identique


Des motifs porte-bonheur

Traditionnellement, les couvertures des goshuincho sont décorées de motifs japonais symboliques.

On retrouve souvent :

  • le Mont Fuji, symbole de force et d’harmonie
  • le maneki-neko, le célèbre chat porte-bonheur
  • les nœuds de prunier, associés à la chance et à la prospérité

Ces motifs sont considérés comme auspicieux, c’est-à-dire qu’ils sont censés attirer la chance et les bonnes énergies.

Aujourd’hui, beaucoup de carnets revisitent ces symboles dans un style plus moderne et illustré, ce qui les rend encore plus attachants.

Peut-on utiliser un goshuincho sans aller au Japon ?

Absolument. Et c’est même ce que font beaucoup d’amoureux de papeterie.

Même sans voyager au Japon, un goshuincho peut devenir :

  • un carnet de tampons
  • un journal de voyage
  • un album de souvenirs
  • un carnet créatif pour collectionner des cachets ou des petits papiers

Grâce à sa reliure accordéon, il est parfait pour raconter une histoire visuelle page après page.

Certains l’utilisent pour garder les tampons de musées, de lieux visités ou d’événements. D’autres y collent des tickets, des photos ou des petites notes.

Finalement, c’est un carnet qui invite à collectionner les moments précieux.

Un objet simple, mais chargé de sens

Ce qui rend les goshuincho si particuliers, c’est qu’ils ne sont pas seulement beaux.

Ils portent l’idée que chaque page peut garder la trace d’un moment vécu.

Un temple au Japon, un voyage, une promenade, une découverte…

Page après page, le carnet se remplit et devient un petit trésor personnel.

Et c’est peut-être cela, au fond, la magie de ces carnets japonais : nous rappeler que les souvenirs les plus précieux sont souvent ceux que l’on prend le temps de conserver.

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